Malgré un changement de format, cette compétition me redonne toujours de l’espoir pour ce sport et pour sa relève. Et une question y est revenue : l’airbag, obligatoire ou pas ?
On a beau le répéter : non, l’airbag à déclenchement n’est pas obligatoire. Et nos solutions n’ont rien à envier à un airbag. Nous utilisons simplement l’air autrement : plus simple, plus fiable, moins cher.
Sur les événements, on rencontre pas mal de monde et on papote. J’aime écouter et poser des questions aux vrais utilisateurs. Leurs retours sur cette nouvelle technologie sont, pour le dire gentiment, assez surprenants. Plus simplement : ça n’a pas l’air de fonctionner comme la promesse. Et surtout, un aspect que je n’avais pas regardé est ressorti : l’aspect économique.
Alors j’ai passé du temps sur les notices d’utilisation et les FAQ des différents acteurs. Et franchement, ça fait peur. Humidité, entretien, niveau de protection homologué : on est très loin de ce que nous proposons chez RXR aujourd’hui. Très loin…
Mais un point m’inquiète encore plus : comment les utilisateurs vont-ils, financièrement, maintenir leur produit au niveau des promesses ?
Un déclenchement coûte de 130€ à 150€. (Cartouche, plus le renvoi en SAV pour changer la chambre gonflable tous les 5 ou 6 déclenchements.)
Imaginez le budget annuel d’un pilote, rien que pour son gilet de protection . Et je le rappelle : sans plus de sécurité que notre produit vendu 249 €.
Alors quand je lis des règlements « vivement conseillé », comme sur le CFS, sans la moindre étude pour les étayer, simplement parce que quelques pilotes le sifflent aux oreilles des décideurs, je crois que tout le monde va devoir prendre ses responsabilités.
Notre société est malade sur bien des points. Sur ce sujet, elle est en phase terminale. Après le phénomène du tour de cou, dont les défenseurs se sont faits très discrets une fois les résultats connus, faut-il vraiment attendre que l’airbag moto devienne le prochain dossier gênant de notre sport ?
À titre personnel, j’ai mon idée. Et malheureusement, elle se traduira par des accidents. Et chacun prendra ses responsabilités.
Moi, je serai là pour le rappeler.
David Schuller – CEO